Depuis le 2 novembre 2026, le mobile money entre dans une nouvelle phase dans l’espace UEMOA, avec des conséquences directes pour les usagers sénégalais. En cause : la mise en service de la Plateforme interopérable des systèmes de paiement instantané (PI-SPI) de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), présentée comme un tournant pour les paiements électroniques et les transferts entre particuliers.
Selon l’APS, qui cite la revue de presse du 3 novembre, plusieurs quotidiens sénégalais parlent d’un changement majeur dans les habitudes de paiement. Le Soleil évoque ainsi, selon l’agence, « un basculement qui bouscule les habitudes », tandis que L’Observateur met l’accent sur « la nouvelle donne du mobile money » et sur ses effets pour le portefeuille des utilisateurs.
Les éléments les plus solides portent sur deux changements. D’abord, l’interopérabilité des transactions de monnaie électronique entre personnes physiques via la plateforme PI-SPI de la BCEAO est bien au cœur de la réforme. L’existence de ce cadre est confirmée par un avis réglementaire de la BCEAO consacré aux transactions de monnaie électronique entre personnes physiques par l’intermédiaire de la PI-SPI (S1). L’APS rapporte également que, depuis le 2 novembre 2026, « les transactions interopérables passent désormais par la Plateforme interopérable des systèmes de paiement instantané (PI-SPI) de la BCEAO » (S4).
Ensuite, le relèvement du plafond des avoirs électroniques des particuliers est rapporté par plusieurs sources. Selon l’APS, L’Observateur souligne un « relèvement du plafond des avoirs électroniques qui passe de 2 à 4 millions » (S4). Le site OSIRIS précise qu’à partir du 2 novembre 2026, « un client de mobile money pourra détenir jusqu’à 4 millions FCFA auprès d’un même émetteur dans l’UEMOA ».
